27/11/2007

OSO 2007

Eh bien, une bonne chose de faite…
Sans trop de casse ni de bobos. Pas de refroidissement, pas de chute (c’était pas donné). Genoux un peu douloureux pendant la course mais pas de vrais dégâts. Muscles un peu raides, sans plus.
Parti lentement. Bonnes sensations jusqu’au km 18 (ravito 1 en 1h50 approx.) …qui deviennent très bonnes jusqu’à l’approche de Spa. De la boue partout. Quelques moments d’euphorie vers Jevoumont. Ca se calme gentiment après. Remonte régulière de concurrents dont l’une ou l’autre dame. Une très jolie. Dommage qu’elle ne tient pas…A mi-course toujours ok (mais en 3h15 soit 15 minutes plus lent qu’en 2006, la sagesse rentre).
A partir du ravito 2 où je rejoints Bob qui arrête là, ça se complique graduellement. Phil Jetteur me dépasse, je suis sans forcer jusqu’au km 41, là je laisse aller, il grimpe rudement bien et ma course devient de moins en moins fluide.
Au moins, je continue à remonter des coureurs. Passage sous Franchimont en meilleur état qu’en 2006 et surtout qu’en 2005. Cheville droite assez douloureuse sur les passages en dévers gauche. Foulée plus raide. Premières pluies à l’approche du ravito 3 à Juslenville. Ca dégouline.
Montée ou plutôt escalade dans les bois de la Forge Thiry complètement délirante. 1 concurrent devant moi et 1 derrière me semblent plus rapides mais mettent un temps fou à me décrocher. La fatigue est là mais je ne suis pas mort. Je reprends encore l’un ou l’autre. Un « couple » me dépasse sous Trasenster mais je décroche par ailleurs 2 autres « collègues coureurs » plutôt à la dérive. Montée vers Goffontaine. C’est de plus en plus dur mais je ne craque pas. Ravito 4 rapidement expédié. Je gagne sans doute l’une ou l’autre place. Dure montée mais je suis moins mal que l’an passé. Au sommet, le temps se remet à la pluie …et quand je me tourne vers le N-O, la pluie se transforme en tempête de grêle, en plein dans la tronche. 2 concurrents reviennent sur moi. L’un passe, l’autre suit simplement ma foulée. La grêle s’arrête. Eau partout, descente dans un petit chemin transformé en torrent. Rarement vu ça en course. Je veille à bien boire (plus vraiment la force de manger, avec mes mains frigorifiées). Mais pas question d’attraper une hypoglycémie comme lors des deux éditions précédentes. Je monte vigoureusement (en marchant, faut pas exagérer !), mon suiveur…suit, je l’entends respirer plus fort…ça, mon souffle est impeccable. Chemin très très mouillé.
Je cours à la sortie. C’est bien la première fois que j’en suis capable à ce stade sur Olne Spa Olne. Plus d’arrêt. Mon suiveur doit laisser aller. Pas trop rigolo mais le chemin en légère montée où j’avais tant souffert en 2005 me paraît relativement facile et pas trop boueux. Encore un peu de lucidité pour bien choisir ma trajectoire. Dernier virage et légère descente finale, j’accélère ou du moins tente de le faire. Pas à bout mais heureux d’en avoir fini. ! En chiffre, 7h08’37’’ et 75ème (comme l’an passé, mais moins d’arrivées et sans doute moins de participants cette fois-ci).
Vu l’entraînement et les conditions, il était difficile d’espérer mieux. La seconde partie très légèrement plus rapide qu’en 2006 (j’ai gagné sans doute sur la fin). Dans l’ensemble, satisfait. Comportement très honorable et en amélioration notoire par rapport à l’Ultra de Liège. Ce qui n’était certes pas le plus difficile.
Evidemment en début d’été, j’espérais mieux…Ah ces problèmes de genoux attrapés sur l’Amblève, à moins que ce ne soit la Semois…
Je remettrai ça l’an prochain !

22:07 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2007

Olne Spa Olne demain

Ainsi donc j'irai....mes genoux se sont vaille que vaille rétablis. Je ne l'aurais pas cru il y a 1 mois et encore moins 2... 

Est ce bien malin quand je me rappelle de l'ultra de Liège, quelle galère !

Il est vrai que mon entraînement se résumait à 50 ...pas km ...non...50...minutes sur les 3 dernières semaines. J'étais à coup sûr le plus mal entraîné de la bande de joyeux participants.

Nette amélioration, mon entraînement se compte en km mais il devrait l'être en dizaines (!) de km pour que ce soit ok ! Enfin, je serais un des plus mal entraînés  et non plus le plus mal...enfin j'espère...

Le temps s'annonce médiocre...vraiment tout pour rigoler Perplexe pourvu que ce ne soit pas comme en 2005 ! Et espérons que mes "nouvelles" méthodes d'alimentation confirment leur résultat (au moins une chose positif) de l'ultra de Liège.

A Dieu va 

19:24 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/06/2007

Verviers 2007 - ouf

126ème.

La guibolle a tenu et mes vieux et braves rivaux sont derrière.

C'est donc bien une "victoire" (sinon un triomphe - pour cela il faudrait être sous la barrière des 100). Un peu naze dans les derniers kilomètres mais je n'ai pas fléchi. Belle montée de la première partie de Piedvache, la suite a été un peu plus compliquée. Très belle bagarre avec Jean Malo qui a décroché dans la montée de Heusy et belle bagarre - en partie à distance- avec mon collègue Serge qui m'a largué dans la dernière partie de Piedvache ! Public enthousiaste, en particulier à Heusy.

Bien marré, pas (trop) blessé (ma cuisse a tenu vaille que vaille, elle est endolorie mais sans plus). Beaucoup bu avec mes potes célestes après l'arrivée puis avec les vieux crocodiles de Verviers.

Et ce miracle renouvellé du beau temps à Verviers. Incroyable, ça a encore fonctionné !

23:30 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/06/2007

Verviers 2007

Comment c'est t'y possible ? Mais je me suis encore blessé à quelques jours de l'incomparable, incontournable, immanquable jogging de Verviers. En Suisse, en jouant football lors d'un séminaire institutionnel...Pas possible d'être con à ce point, à 50 ans qui plus est !

Ca a l'air de s'être rétabli mais au point de vue entraînement je dis pas...Bref, pronostic place : 150 je suis content, 125 super content, sous les 100 j'y pense pas (il y a 20 ans je faisais 13eme, c'est là qu'on voit qu'on vieillit). 

00:55 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2006

Olne Spa Olne 2006

Le couteau entre les dents ! Prendre ma revanche sur 2005.

Bon, je manque cruellement de km (ma femme me fusille quand je dis ça !) mais j'ai le moral et le temps tourne au doux et au sec, ce que je préfère par rapport au blizzard de 2005.

Nouveau tracé "secret", je me doute de quelques modifs mais j'aurais aimé en savoir plus.

Départ...Et très vite je sens que ce n'est pas vraiment ça ! Beaucoup de souffrance pour arriver au plateau de Banneux, mes cuisses brûlent... Pas bon, ça ... de grimper comme un fer à repasser dans une course pareille !

Après quelques gouttes de pluie, le soleil apparaît et mon moral remonte. Tronçon plus roulant et je trouve un rythme plus ou moins OK. Je vois Joelle ma femme et ardente supporter (qui veut dire qu'elle me supporte, au sens français plutôt qu'anglais).

Premier ravito. Passage en 1h40.

Je me sens mieux mais après le pont sur la Hoegne ça recoince. Entrée dans les bois de Staneux. Un moment sur une légère pente, je me fais la réflexion : "tu cours, tu continues, ....tu marches, tu stoppes à Spa !" Je parviens à courir, le sort en est jeté. Je suis sur la défensive, récupérer, ne pas s'affoler...et ça va durer comme ça pendant 30 km.

Spa ravito 2 en 3h00. En fait le timing n'est pas mal mais je me sens encore plus fatigué que l'année passée, je ne peux cacher ma fatigue à Joelle.

Remontée, tout en marche, puis plateau. Ca reva un peu mieux et je reviens sur quelques concurrents. Terrible descente près de Polleur. Jambes toujours lourdes, impression d'être toujours au bord de l'effondrement (réminiscence de Sohan l'année passée !). Approche de Franchimont, 2 gazelles hollandaises me dépassent, la première a vraiment une magnifique allure, souple et légère. Devant un coureur qui m'avait fait très forte impression 2 heures avant s'arrête. A quoi ça sert de faire le beau !

Km 45 en 4h27. Je perds de mon avance sur le rythme de 10 à l'heure et je me doute que la fin va pas être jojo.

Ravito 3. Il était temps, je me sens très fatigué et m'attends à être dépassé par des floppées de coureurs. Mais non...Il me reste toujours un filet d'énergie pour courir quand ça ne monte pas. Pepinster, nouvelle montée. Dépassé par une Allemande puis par deux autres filles francophones, celles-là. Belle allure. Suis-je donc si vieux ?

Les Masures -Tancrémont, fameux morceau, en fait on remonte presque sur la crête. L'enfer et le paradis. Toujours au bord du gouffre physique mais toujours capable de trottiner sans trop me faire dépasser. Je croise Nicole, la patronne des GR à Liège, toute étonnée de me voir là. Pas le temps de tailler une bavette, j'aspire au prochain ravito. Route vers la Vesdre, je vois une silhouette légère qui court vers moi...Florence. Voilà les renforts. Pont...Joelle...la montée vers Goffontaine. Plus de jus, je laisse s'en aller un coureur que j'avais accompagné tout un temps, il se disait fatigué, où en suis je alors ?

Ravito 4. L'Allemande est là et semble catastrophée à l'idée qu'il reste 5 km. Moi, je croyais devoir encore en faire 6 ! Je repars avec Florence, transformée en porteuse d'eau. Longue montée sous le doux soleil dans des taillis de chênes. Positivement ravissant. Complètement à bout. Ceux qui disent que quand on est crevé on ne voit rien se gourrent complètement. Il me semble au contraire que les sens sont aiguisés et que les souvenirs s'imprègnent dans la mémoire en même temps que la souffrance s'incruste dans la chair.

Au-dessus, Daniel Dahm passe en me donnant l'accolade. Je parviens à relancer la pitoyable machine et avec Florence nous rejoignons Daniel. Dernière descente. Joelle, qui nous salue. Dernière montée. Je laisse Daniel s'en aller.

Sacrebleu, je refais le coup de l'année passée : hypoglycémie dans les 2 derniers km. Mais cette fois je réagis, aidé par Florence, vite boire, vite engloutir une barre. C'est trop tard. Pas tout à fait. Je parviens à recourir dans les dernières centaines de mètres, là où j'avais pataugé lamentablement l'année passée. L'un ou l'autre me dépasse. Je pourrais sprinter mais je veux terminer pas trop amoché. Et s'ils sont capables de me dépasser à la régulière je ne vois pas pourquoi leur disputer la place...

Arrivée...ouf...presque mort mais pas tout à fait.

6h55 et des grosses poussières. Pas terrible mais ça aurait pu être pire.

 

Je me vengerai ! Na ! Rendez vous l'année prochaine.   

20:09 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |