30/11/2006

Olne Spa Olne 2006

Le couteau entre les dents ! Prendre ma revanche sur 2005.

Bon, je manque cruellement de km (ma femme me fusille quand je dis ça !) mais j'ai le moral et le temps tourne au doux et au sec, ce que je préfère par rapport au blizzard de 2005.

Nouveau tracé "secret", je me doute de quelques modifs mais j'aurais aimé en savoir plus.

Départ...Et très vite je sens que ce n'est pas vraiment ça ! Beaucoup de souffrance pour arriver au plateau de Banneux, mes cuisses brûlent... Pas bon, ça ... de grimper comme un fer à repasser dans une course pareille !

Après quelques gouttes de pluie, le soleil apparaît et mon moral remonte. Tronçon plus roulant et je trouve un rythme plus ou moins OK. Je vois Joelle ma femme et ardente supporter (qui veut dire qu'elle me supporte, au sens français plutôt qu'anglais).

Premier ravito. Passage en 1h40.

Je me sens mieux mais après le pont sur la Hoegne ça recoince. Entrée dans les bois de Staneux. Un moment sur une légère pente, je me fais la réflexion : "tu cours, tu continues, ....tu marches, tu stoppes à Spa !" Je parviens à courir, le sort en est jeté. Je suis sur la défensive, récupérer, ne pas s'affoler...et ça va durer comme ça pendant 30 km.

Spa ravito 2 en 3h00. En fait le timing n'est pas mal mais je me sens encore plus fatigué que l'année passée, je ne peux cacher ma fatigue à Joelle.

Remontée, tout en marche, puis plateau. Ca reva un peu mieux et je reviens sur quelques concurrents. Terrible descente près de Polleur. Jambes toujours lourdes, impression d'être toujours au bord de l'effondrement (réminiscence de Sohan l'année passée !). Approche de Franchimont, 2 gazelles hollandaises me dépassent, la première a vraiment une magnifique allure, souple et légère. Devant un coureur qui m'avait fait très forte impression 2 heures avant s'arrête. A quoi ça sert de faire le beau !

Km 45 en 4h27. Je perds de mon avance sur le rythme de 10 à l'heure et je me doute que la fin va pas être jojo.

Ravito 3. Il était temps, je me sens très fatigué et m'attends à être dépassé par des floppées de coureurs. Mais non...Il me reste toujours un filet d'énergie pour courir quand ça ne monte pas. Pepinster, nouvelle montée. Dépassé par une Allemande puis par deux autres filles francophones, celles-là. Belle allure. Suis-je donc si vieux ?

Les Masures -Tancrémont, fameux morceau, en fait on remonte presque sur la crête. L'enfer et le paradis. Toujours au bord du gouffre physique mais toujours capable de trottiner sans trop me faire dépasser. Je croise Nicole, la patronne des GR à Liège, toute étonnée de me voir là. Pas le temps de tailler une bavette, j'aspire au prochain ravito. Route vers la Vesdre, je vois une silhouette légère qui court vers moi...Florence. Voilà les renforts. Pont...Joelle...la montée vers Goffontaine. Plus de jus, je laisse s'en aller un coureur que j'avais accompagné tout un temps, il se disait fatigué, où en suis je alors ?

Ravito 4. L'Allemande est là et semble catastrophée à l'idée qu'il reste 5 km. Moi, je croyais devoir encore en faire 6 ! Je repars avec Florence, transformée en porteuse d'eau. Longue montée sous le doux soleil dans des taillis de chênes. Positivement ravissant. Complètement à bout. Ceux qui disent que quand on est crevé on ne voit rien se gourrent complètement. Il me semble au contraire que les sens sont aiguisés et que les souvenirs s'imprègnent dans la mémoire en même temps que la souffrance s'incruste dans la chair.

Au-dessus, Daniel Dahm passe en me donnant l'accolade. Je parviens à relancer la pitoyable machine et avec Florence nous rejoignons Daniel. Dernière descente. Joelle, qui nous salue. Dernière montée. Je laisse Daniel s'en aller.

Sacrebleu, je refais le coup de l'année passée : hypoglycémie dans les 2 derniers km. Mais cette fois je réagis, aidé par Florence, vite boire, vite engloutir une barre. C'est trop tard. Pas tout à fait. Je parviens à recourir dans les dernières centaines de mètres, là où j'avais pataugé lamentablement l'année passée. L'un ou l'autre me dépasse. Je pourrais sprinter mais je veux terminer pas trop amoché. Et s'ils sont capables de me dépasser à la régulière je ne vois pas pourquoi leur disputer la place...

Arrivée...ouf...presque mort mais pas tout à fait.

6h55 et des grosses poussières. Pas terrible mais ça aurait pu être pire.

 

Je me vengerai ! Na ! Rendez vous l'année prochaine.   

20:09 Écrit par Yves Pirlet dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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